Citrange
Troyer - Bigaradier (Citrus Aurantium)
- Citrange Carrizo
- Citrus Volkameriana
- Citrus Macrophylla
- C35
Citrange
Troyer
Cet hybride interspécifique
a été
obtenu en Californie vers 1909, à partir d’un
croisement entre l'oranger Citrus sinensis et le Poncirus Trifoliata,
Aptitudes
Agronomiques
Le Citrange Troyer supporte les sols moyennement humides et
résiste à une teneur en calcaire
supérieure à celle tolérée
par le Poncirus. Il est sensible aux chlorures et craint les sols secs.
Son comportement est médiocre en régions chaudes
et sèches de type soudano-sahélien (Rey, 1997)
Sensibilité aux maladies
et parasites
Ce porte-greffe est assez résistant à la gommose
à Phytophthora, mais, associé au
clémentinier,
il apparaît parfois de petites craquelures sur le bourrelet
de greffe, lesquelles peuvent être colonisées par
du Phytophthora sp et former alors des poches de gomme juste au-dessus
de ligne de greffe. Jusqu’ici
cette anomalie a plutôt été
observée dans les régions
sahéliennes.
Le citrange Troyer forme des associations
tolérantes à la tristeza ; il est
tolérant à la cachexie-xyloporose, mais sensible
à l’exocortis, au blight et aux
nématodes. En zone antillaise, il s’est
montré sensible aux attaques de Diaprepas abbreviatus, un
charançon des racines.
Influence sur le comportement
du scion, sur la récolte et la
qualité
Le citrange Troyer n’améliore que
légèrement la résistance au froid. Il
induit rapidement la mise à fruit et assure une production
élevée. Les fruits sont souvent de petit calibre
mais de bonne qualité, notamment dans le cas de
l’association clémentinier/Troyer.
Comportement
en
pépinière
Les plantules du citrange Troyer ont un développement
très vigoureux. Elles sont peu sensibles à la
fonte des
semis et résiste correctement au choc du repiquage.
L’enracinement est plutôt de type pivotant, ce qui
peut
poser quelques problèmes au moment de l’arrachage
en
motte. Les tiges sont droites et vigoureuses, facilitant ainsi le
greffage.