- Bigaradier (Citrus Aurantium)
- Citrange Troyer
- Citrange Carrizo
- Citrus Volkameriana
- Citrus Macrophylla
- C35
Bigaradier
(Citrus Aurantium)
Il s’agit du porte-greffe le plus anciennement
utilisé et qui reste encore dominant dans bien des pays du
bassin méditerranéen. Il tend à perdre
sa place prépondérante, en raison des
associations sensibles qu’il constitue vis-à-vis
du virus de la tristeza.
Aptitudes
Agronomiques
C’est un porte-greffe qui craint les excès
d’eau et les sols lourds ; il est relativement
tolérant aux chlorures, assez tolérant au
calcaire et s’adapte à une large gamme de
types de sols.
Sensibilité aux
maladies et parasites
Le bigaradier est sensible au mal
secco, une maladie du système vasculaire due à
Phoma tracheïphila ; il donne des associations sensibles
au virus de la tisteza, notamment avec le mandarinier,
l’oranger et ses hybrides ou le pomelo, mais pas avec le
citronnier ou le bergamotier. En contrepartie, il donne des
associations tolérantes au blight
Il est tolérant
à la cachexie-xyloporose et à
l’exocortis, résistant à la gommose
à Phytophthora, mais sensible aux nématodes
notamment ceux du type Tylenchulus semipenetrans.
Influence sur le comportement
du scion, sur la récolte et la
qualité
Le bigaradier utilisé comme porte-greffe améliore
peu la résistance au froid de l’ensemble de
l’arbre. Il induit une productivité moyenne ou
bonne et confère une qualité du fruit acceptable.
Il a une bonne affinité avec toutes les
variétés, sauf avec les kumquats et avec certains
mandariniers du type des satsumas.
Comportement
en
pépinière
Les plants de semis sont vigoureux, avec un bon enracinement
à la fois traçant et pivotant. Le bigaradier est
peu sensible aux fentes de semis et à la
bactériose due à Pseudomonas. Il est sensible au
choc de repiquage, ce qui peu entraîner une certaine
hétérogénéité
dans les planches où il est installé. En cas de
conduite de la pépinière en pleine terre, il
n’est pas conseillé de semer le bigaradier
plusieurs fois au même endroit, car on risque de voir
apparaître des phénomènes de
« fatigue » des sols.