Bigaradier (Citrus Aurantium)

Il s’agit du porte-greffe le plus anciennement utilisé et qui reste encore dominant dans bien des pays du bassin méditerranéen. Il tend à perdre sa place prépondérante, en raison des associations sensibles qu’il constitue vis-à-vis du virus de la tristeza.

Bigaradier (Citrus Aurantium) Aptitudes Agronomiques
C’est un porte-greffe qui craint les excès d’eau et les sols lourds ; il est relativement tolérant aux chlorures, assez tolérant au calcaire et s’adapte à une large gamme de types de sols.

Bigaradier (Citrus Aurantium) Sensibilité aux maladies et parasites
Le bigaradier est sensible au mal secco, une maladie du système vasculaire due à Phoma tracheïphila ; il donne des associations sensibles au virus de la tisteza, notamment avec le mandarinier, l’oranger et ses hybrides ou le pomelo, mais pas avec le citronnier ou le bergamotier. En contrepartie, il donne des associations tolérantes au blight
Il est tolérant à la cachexie-xyloporose et à l’exocortis, résistant à la gommose à Phytophthora, mais sensible aux nématodes notamment ceux du type Tylenchulus semipenetrans.

Bigaradier (Citrus Aurantium) Influence sur le comportement du scion, sur la récolte et la qualité
Le bigaradier utilisé comme porte-greffe améliore peu la résistance au froid de l’ensemble de l’arbre. Il induit une productivité moyenne ou bonne et confère une qualité du fruit acceptable. Il a une bonne affinité avec toutes les variétés, sauf avec les kumquats et avec certains mandariniers du type des satsumas.

Bigaradier (Citrus Aurantium)Comportement en pépinière
Les plants de semis sont vigoureux, avec un bon enracinement à la fois traçant et pivotant. Le bigaradier est peu sensible aux fentes de semis et à la bactériose due à Pseudomonas. Il est sensible au choc de repiquage, ce qui peu entraîner une certaine hétérogénéité dans les planches où il est installé. En cas de conduite de la pépinière en pleine terre, il n’est pas conseillé de semer le bigaradier plusieurs fois au même endroit, car on risque de voir apparaître des phénomènes de « fatigue » des sols.